Humour et enseignement

Appel à contribution pour le colloque Humour et enseignement, IXème colloque international Corhum.
Date limite 1er mars 2011.
Le colloque se déroulera à l'Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines les 13, 14 et 15 octobre 2011.

Appel à contribution pour le colloque Humour et enseignement, IXème colloque international Corhum. Date limite 1er mars 2011. Le colloque se déroulera à l'Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines les 13, 14 et 15 octobre 2011.

On dit : « un ton professoral », « un cours magistral », «un ton docte ». L’enseignement n’est-il donc fait que de sérieux, voire d’esprit de sérieux ?

Pourtant tous les enseignants le savent : l’humour vient souvent pousser la porte de la salle de classe. Il peut être volontaire et contribuer à la compréhension plus aisée d’un problème ardu. Il peut venir des supports eux-mêmes, censés être plus faciles d’approche. En outre, l’humour sert bien souvent à désamorcer un conflit, ou alors, pour le professeur épuisé, à se sortir d’une impasse. Il peut être une manière d'être, une marque de fabrique pédagogique, une pratique fondée sur l’autodérision, ou la remise en question permanente. Mais l’humour peut aussi être involontaire : il peut naître de malentendus, ou de fous rires irrépressibles dus à des situations-limites, chez les élèves comme chez les enseignants. Il est alors une sorte de miracle pédagogique, toujours mémorable. Un élève se souviendra sans doute avec émotion d’un professeur plein d’humour ; un enseignant se surprendra encore à évoquer telle situation « drôle » et inattendue.

Mais l’humour en situation d’enseignement est aussi un problème délicat. Il peut, en classe plus qu’ailleurs, être mal reçu et mal interprété : parce qu’il émane d’une autorité, il peut ainsi être mis au service du pouvoir de cette même autorité, et tourner à l’ironie méchante. Certains professeurs s’interdisent de faire de l’humour en classe, de crainte que le second degré ne soit pas compris; ils pensent que seul le premier degré assure un terrain stable. Venant des élèves, l'humour peut être perçu comme une forme de contestation perturbante, et, à ce titre, répréhensible, voire réprimée – à moins qu’elle  ne soit encouragée et valorisée au même titre qu’une autre « compétence ». Enfin, la portée interculturelle de l’humour en contexte de classe peut être périlleuse: la plaisanterie risque de heurter l'identité et la sensibilité de certains élèves. On peut aussi  se demander si la culture comique, liée aux identités nationales, ne joue pas un rôle déterminant dans l'usage de l'humour dans l'enseignement. On peut par exemple se  demander si les Anglo-Saxons n’acceptent pas davantage l’humour en contexte académique que les Français.

Ce colloque sera également l’occasion d’aborder le lien entre humour et enseignement dans une perspective historique : la pédagogie va-t-elle dans le sens  d’un esprit de sérieux croissant, ou, au contraire, d’une décrispation ?

Voici la liste, non exhaustive, des questions que l'on peut aborder pendant ce colloque:

--perspectives historiques sur l’enseignement et l’humour

--humour et exercices scolaires et académiques

-- le recours à l’humour en classe (stratégies, supports)

-- échecs et impasses de l’humour en situation de classe

-- l’humour interculturel.

-- professeurs drôles, drôles de professeurs ?

-- humour et traditions académiques nationales

-- l’humour dans les instructions officielles et les textes institutionnels…

-- l’humour de la contestation, l’humour de l’autorité

-- romans académiques et scolaires et humour

--enseigner l’humour ?


Informations pratiques

Ce colloque est organisé dans le cadre des activités du Centre de Recherche sur l’histoire des sociétés contemporaines (CHCSC EA 2448) de l’Université de Versailles Saint Quentin.

Les propositions de communication, d'une page environ et accompagnées d'une brève présentation de l'auteur, sont à envoyer avant le 1er mars 2011 au format électronique (.doc ou .rtf) à l'adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Responsable : Corinne FRANCOIS DENEVE Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Adresse : Université Versailles Saint Quentin ; IEC, 47 boulevard Vauban, 78047 GUYANCOURT CEDEX