Projets en cours

Argumentaire pour le colloque de Lisbonne

Argumentaire présenté par Paulo Jorge Fernandes pour le colloque de Lisbonne sur les stéréotypes nationaux

Lire l'argumentaire

Argumentaire pour colloque sur la Chine

Argumentaire pour le colloque de Brest sur la perception de la Chine  par les caricaturistes occidentaux
Lire l'argumentaire

Argumentaire pour le numéro 26

Argumentaire pour le numéro 26 

 

Argumentaire:

Écologie et satire visuelle

 

Physis et nomos, nature et convention, sont les termes en lesquels les Grecs ont posé le problème du rapport de l’homme à son environnement. D’un côté, on trouve ce qui vient de la nature, de l’autre, ce que l’homme y a ajouté. Or, historiquement parlant, l’on s’est vite demandé si cet ajout signifiait un bien ou un mal, et l’on sait que Voltaire et Rousseau ont tranché respectivement l’un pour la première interprétation, l’autre pour la seconde. Aujourd’hui, pour le mouvement écologiste, la part ajoutée par l’homme est devenue entretemps synonyme de destruction de l’équilibre entre l’homme et la nature. S’opposent ainsi toujours, mais en plus pressant, la thèse technico-progressiste (qui ne se soucie guère de la déprédation de l’environnement) et la thèse environnementaliste (sous au moins deux déclinaisons, style deep Ecology ou style réformiste). Vu la dégradation galopante de la Terre en raison du changement climatique, la question qui se pose est celle de savoir si le projet actuel d’une « transition écologique »[1] censée mettre un terme à la destruction de la planète et de notre présente et future biosphère est compatible avec l’impératif du développement économique. Des solutions sont déjà là, mais manquent de visibilité, comme le développement de l’agro-écologie et de l’agroforesterie, ou sont seulement locales, et des mesures sont actuellement à l’étude : par exemple le verdissement de la finance. Cela dit, le tournant énergétique doit s’opérer à l’échelle mondiale et dans la longue durée : des plans de sauvetage visant l’an 2050 portent ainsi déjà des traits mythiques, voire chiliastes. Des scénarios catastrophes voient ainsi le jour et alimentent un imaginaire de fin du monde. A l’ère actuelle du tournant énergétique, la réalité se présente finalement sous trois modalités : une réalité que modèlent la science et la technique, une réalité vécue (bien ou mal) et une réalité souhaitée, affaire d’un arrangement technico-social.

 

Les prises de position sur ce sujet rendent compte de ces différentes modalités. Ainsi, à l’époque punk, on a pu voir de jeunes pacifistes arborer des badges du genre « Nuke the Whales! » (« Nucléarisez les baleines! »). Mais certains, pensant que cette ironie ne suffisait pas à sauver les océans, ont pu se rabattre sur les actions ou paroles agressives de l’éco-guerrier de Greenpeace, Paul Watson. Et toujours au niveau du discours, on sait que Voltaire a moqué Rousseau. Inversement, l’on a pu aussi tourner en dérision la foi naïve en un progrès inévitable se faisant aux frais de la nature. Depuis, les experts s’en sont mêlés, hélas avec des résultats contradictoires, en fonction des commanditaires : nouvelle occasion d’attaques réciproques !

 

Et si les caricatures étaient tout autant ou parfois même plus efficaces que tous ces longs discours ou calculs idéologisés ? « Les dessins émettent des petits SOS sous forme de bouteilles lancées à la mer », pense par exemple Plantu, précisément à propos de la consommation inconsidérée de l’eau[2], propos que l’on pourrait appliquer aussi aux périodes de sécheresse de plus en plus longues. Le livre de René Dumont, « Seule une écologie socialiste… » (1977), a été perçu en son temps comme un ultime avertissement. Alors que la situation est devenue entretemps plus grave encore, la satire en images peut se faire l’écho de ce souci : au-delà de la raillerie, l’une de ses fonctions essentielles, celle-ci cognitive, n’est-elle pas en effet de mettre en garde ? Mais la satire peut aussi critiquer la cause écologique et se retourner contre ses excès (guerriers) ou tout simplement contre les gentils écolos se préoccupant plus des insectes que des humains ou encore contre les éco-féministes pour lesquelles l’oppression des femmes et de la nature représente un même combat.

 

La réflexion peut s’articuler autour de plusieurs axes :

 

Un axe historique. Il est sans aucun doute nécessaire de remonter dans le temps, au moins jusqu’aux débuts du XIXe siècle où, si le concept d’écologie n’existait pas encore – il est créé en 1866 par E. Haeckel –, des problèmes correspondants étaient néanmoins déjà âprement discutés comme ceux liés à l’habitat, aux déchets, à l’hygiène publique : les taudis de Londres ou de Paris, capitales très polluantes, étaient déjà exposés aux conséquences sanitaires et sociales de cet état de choses déplorable. Peut-on par la suite identifier des phases caractéristiques de la prise de conscience écologiste par les dessinateurs ? Dans l’affirmative, les évolutions sont-elles concordantes ou décalées entre différentes aires géographiques ? Une attention particulière doit être probablement portée sur l’émergence des mouvements écologistes modernes au début des années 70 à la suite du célèbre rapport du Club de Rome en 1972 sur les limites à la croissance et du premier choc pétrolier de 1973.

 

Un axe thématique. Quels sont les sujets que les caricaturistes traitent avec le plus de constance en fonction des crises récurrentes ou non ? On peut penser ici par exemple, sans établir de hiérarchie, au nucléaire, au gaz de schiste, au dépérissement des forêts, à la crise de la vache folle, à la pollution atmosphérique, au scandale des voitures Diesel, au développement parfois excessif du tourisme, à la crise des algues vertes… Il convient de s’interroger sur les représentations proposées par la caricature, de comprendre si les dessinateurs se contentent de prendre simplement parti ou tentent de proposer des explications aux phénomènes qu’ils incriminent. Les caricaturistes soutiennent-ils globalement la cause écologiste ou aiment-ils davantage se moquer du catastrophisme ambiant, des écolos austères et/ou tristounets réfractaires à toute forme de progrès technologique ? Comment sont perçues certaines avancées technologiques telles que le développement de l’éolien ou de l’énergie solaire ? Les opinions ne se modifient-elles pas avec le temps ? En fonction également des cultures ? Comment est-il rendu compte par exemple du déni climatique de Trump qui affirme que le réchauffement climatique est un canular ? Les dessinateurs proposent-ils des solutions, ainsi la sensibilisation aux problèmes environnementaux dans les écoles ? Traitent-ils des inégalités liées aux phénomènes climatiques entre riches et pauvres ? De la question des droits humains et de ceux à accorder aux règnes animal, végétal et minéral ?

 

Un axe sémiologique et linguistique. Quels sont les procédés ou motifs iconologiques et plastiques auxquels recourent prioritairement les artistes ? On peut s’interroger par exemple sur la symbolique des couleurs : un titre comme « le fil rouge de l‘écologie » (d’André Gorz) joue indirectement sur la sémantique de la couleur verte, associée toujours au mouvement écologiste. Et qu’en serait-il de la couleur brune de nos terroirs ? Quelles sont par ailleurs les représentations privilégiées des écologistes et de leurs opposants ? Quels attributs leur sont-ils donnés ? De quels qualificatifs sont-ils affublés dans les titres et les légendes des caricatures ?

 

Nous attendons des propositions de .....

 

Bibliographie sélective

 

Elisée Reclus, Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes, 1866 (Gallica)

Walther Schoenicken, Naturschutz im Dritten Reich, Berlin, 1934/Naturschutz als völkische und internationale Kulturaufgabe, Iéna, 1942.

Aldo Leopold, A Sand County Almanach (contient l’essai célèbre, « A Land Ethic »), 1949.

René Dumont: L’Afrique noire est mal partie, Paris, Le Seuil, 1962.

Gébé, L’An 01 (Bande Dessinée), 1971.

Pierre Fournier, La Gueule ouverte – Le Journal qui annonce la fin du monde, 1972 (trois numéros).

Arna Naess, The shallow and the deep, long range ecology movement. A Summary, Inquiry, vol. 16. 1973.

René Dumont, L’utopie ou la mort, Paris, Seuil, 1973.

Robert Poujade, Le Ministère de l’impossible, Paris, Calmann-Lévy, 1975.

Roderick Nash, « Do Rocks have Rights? », Center Magazine, 10, 1977.

René Dumont, « Seule une écologie socialiste… », Paris, Robert Laffont, 1977.

Karen J. Warren, « Feminism and Ecology », in: Environnemental Ethics, vol. IX, 1987.

Stan Rows, « Crimes against the ecosphere », in: R. Bradley et S. Duguid, Environmental Ethics, vol. II, Simon Frazer University, 1989.

Hans Jonas, Le Principe Responsabilité, Paris, Le cerf, 1990.

Michel Serres, Le contrat naturel, Paris, Flammarion, 1999.

Patrick Gominet/Danielle Fournier, Fournier, précurseur de l’écologie, Paris, Buchet-Chastel, « Les cahiers dessinés », 2011.

André Gorz/Willy Gianinazzi, Le fil rouge de l‘écologie (entretiens), Paris, EHESS, 2015.

Paul Watson, Earthforce. Manuel de l’éco-guerrier, Actes Sud Editions, 2015.

Bruno Latour, Face à Gaïa. Huit conférences sur le nouveau régime climatique, Paris, La Découverte, 2015.

André Bélisle, Cinquante ans de caricatures en environnement, Editions Ecosociétés, Montréal, 2015

Dominique Bourg/Alain Papaux (sous la direction de), Dictionnaire de la pensée écologique, Paris, PUF, 2015.

Alain Grandjean et Mireille Martini, Financer la transition énergétique. Carbone, climat et argent, L’Atelier, 2016.

Serge Audier, La Société écologique et ses ennemis. Pour une histoire alternative de l’émancipation, Paris, La Découverte, 2017.

Reiser, L’écologie (anthologie), Paris, Glénat, 2017.

 

Filmographie

Jacques Doillon/Alain Resnais/Jean Rouch, L’An 01, 1973.

Al Gore, Une vérité qui dérange, 2006.

Cyril Dion& Mélanie Laurent, Demain, 2015



[1]Nicolas Hulot est l’actuel Ministre de la « transition écologique et solidaire ». Rappelons ici que Robert Poujade avait été le premier « ministre de l’environnement » français (1971-1974) et qu’était sorti de cette expérience un livre au titre défaitiste, Le Ministère de l’impossible (cf. la bibliographie sélective).

[2] Plantu, Le Monde, vendredi 16 novembre 2012.

Caricatures d'Ali

Superbes caricatures réalisées par Ali lors de la réunion du 13 janvier 2018

 

ali 23

 

 

 

ali 11

Argumentaire numéro 26

Proposition d'argumentaire pour le numéro 26 "Ecologie et satire visuelle". Pour la réunion du 13 janvier 2018

 

Argumentaire:

Écologie et satire visuelle

 

Physis et nomos, nature et convention, sont les termes en lesquels les Grecs ont posé le problème du rapport de l’homme à son environnement. D’un côté, on trouve ce qui vient de la nature, de l’autre, ce que l’homme y a ajouté. Or, historiquement parlant, l’on s’est vite demandé si cet ajout signifiait un bien ou un mal, et l’on sait que Voltaire et Rousseau ont tranché respectivement l’un pour la première interprétation, l’autre pour la seconde. Aujourd’hui, pour le mouvement écologiste, la part ajoutée par l’homme est devenue entretemps synonyme de destruction de l’équilibre entre l’homme et la nature. S’opposent ainsi toujours, mais en plus pressant, la thèse technico-progressiste (qui ne se soucie guère de la déprédation de l’environnement) et la thèse environnementaliste (sous au moins deux déclinaisons, style deep Ecology ou style réformiste). Vu la dégradation galopante de la Terre en raison du changement climatique, la question qui se pose est celle de savoir si le projet actuel d’une « transition écologique »[1] censée mettre un terme à la destruction de la planète et de notre présente et future biosphère est compatible avec l’impératif du développement économique. Des solutions sont déjà là, mais manquent de visibilité, comme le développement de l’agro-écologie et de l’agroforesterie, ou sont seulement locales, et des mesures sont actuellement à l’étude : par exemple le verdissement de la finance. Cela dit, le tournant énergétique doit s’opérer à l’échelle mondiale et dans la longue durée : des plans de sauvetage visant l’an 2050 portent ainsi déjà des traits mythiques, voire chiliastes. Des scénarios catastrophes voient ainsi le jour et alimentent un imaginaire de fin du monde. A l’ère actuelle du tournant énergétique, la réalité se présente finalement sous trois modalités : une réalité que modèlent la science et la technique, une réalité vécue (bien ou mal) et une réalité souhaitée, affaire d’un arrangement technico-social.

 

Les prises de position sur ce sujet rendent compte de ces différentes modalités. Ainsi, à l’époque punk, on a pu voir de jeunes pacifistes arborer des badges du genre « Nuke the Whales! » (« Nucléarisez les baleines! »). Mais certains, pensant que cette ironie ne suffisait pas à sauver les océans, ont pu se rabattre sur les actions ou paroles agressives de l’éco-guerrier de Greenpeace, Paul Watson. Et toujours au niveau du discours, on sait que Voltaire a moqué Rousseau. Inversement, l’on a pu aussi tourner en dérision la foi naïve en un progrès inévitable se faisant aux frais de la nature. Depuis, les experts s’en sont mêlés, hélas avec des résultats contradictoires, en fonction des commanditaires : nouvelle occasion d’attaques réciproques !

Et si les caricatures étaient tout autant ou parfois même plus efficaces que tous ces longs discours ou calculs idéologisés ? « Les dessins émettent des petits SOS sous forme de bouteilles lancées à la mer », pense par exemple Plantu, précisément à propos de la consommation inconsidérée de l’eau[2], propos que l’on pourrait appliquer aussi aux périodes de sécheresse de plus en plus longues. Le livre de René Dumont, « Seule une écologie socialiste… » (1977), a été perçu en son temps comme un ultime avertissement. Alors que la situation est devenue entretemps plus grave encore, la satire en images peut se faire l’écho de ce souci : au-delà de la raillerie, l’une de ses fonctions essentielles, celle-ci cognitive, n’est-elle pas en effet de mettre en garde ? Mais la satire peut aussi critiquer la cause écologique et se retourner contre ses excès (guerriers) ou tout simplement contre les gentils écolos se préoccupant plus des insectes que des humains ou encore contre les éco-féministes pour lesquelles l’oppression des femmes et de la nature représente un même combat.

 

La réflexion peut s’articuler autour de plusieurs axes :

 

Un axe historique. Il est sans aucun doute nécessaire de remonter dans le temps, au moins jusqu’aux débuts du XIXe siècle où, si le concept d’écologie n’existait pas encore – il est créé en 1866 par E. Haeckel –, des problèmes correspondants étaient néanmoins déjà âprement discutés comme ceux liés à l’habitat, aux déchets, à l’hygiène publique : les taudis de Londres ou de Paris, capitales très polluantes, étaient déjà exposés aux conséquences sanitaires et sociales de cet état de choses déplorable. Peut-on par la suite identifier des phases caractéristiques de la prise de conscience écologiste par les dessinateurs ? Dans l’affirmative, les évolutions sont-elles concordantes ou décalées entre différentes aires géographiques ? Une attention particulière doit être probablement portée sur l’émergence des mouvements écologistes modernes au début des années 70 à la suite du célèbre rapport du Club de Rome en 1972 sur les limites à la croissance et du premier choc pétrolier de 1973.

 

Un axe thématique. Quels sont les sujets que les caricaturistes traitent avec le plus de constance en fonction des crises récurrentes ou non ? On peut penser ici par exemple, sans établir de hiérarchie, au nucléaire, au gaz de schiste, au dépérissement des forêts, à la crise de la vache folle, à la pollution atmosphérique, au scandale des voitures Diesel, au développement parfois excessif du tourisme, à la crise des algues vertes… Il convient de s’interroger sur les représentations proposées par la caricature, de comprendre si les dessinateurs se contentent de prendre simplement parti ou tentent de proposer des explications aux phénomènes qu’ils incriminent. Les caricaturistes soutiennent-ils globalement la cause écologiste ou aiment-ils davantage se moquer du catastrophisme ambiant, des écolos austères et/ou tristounets réfractaires à toute forme de progrès technologique ? Comment sont perçues certaines avancées technologiques telles que le développement de l’éolien ou de l’énergie solaire ? Les opinions ne se modifient-elles pas avec le temps ? En fonction également des cultures ? Comment est-il rendu compte par exemple du déni climatique de Trump qui affirme que le réchauffement climatique est un canular ? Les dessinateurs proposent-ils des solutions, ainsi la sensibilisation aux problèmes environnementaux dans les écoles ? Traitent-ils des inégalités liées aux phénomènes climatiques entre riches et pauvres ? De la question des droits humains et de ceux à accorder aux règnes animal, végétal et minéral ?

 

Un axe sémiologique et linguistique. Quels sont les procédés ou motifs iconologiques et plastiques auxquels recourent prioritairement les artistes ? On peut s’interroger par exemple sur la symbolique des couleurs : un titre comme « le fil rouge de l‘écologie » (d’André Gorz) joue indirectement sur la sémantique de la couleur verte, associée toujours au mouvement écologiste. Et qu’en serait-il de la couleur brune de nos terroirs ? Quelles sont par ailleurs les représentations privilégiées des écologistes et de leurs opposants ? Quels attributs leur sont-ils donnés ? De quels qualificatifs sont-ils affublés dans les titres et les légendes des caricatures ?

 

Nous attendons des propositions de .....

 

Bibliographie sélective

 

Elisée Reclus, Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes, 1866 (Gallica)

Walther Schoenicken, Naturschutz im Dritten Reich, Berlin, 1934/Naturschutz als völkische und internationale Kulturaufgabe, Iéna, 1942.

Aldo Leopold, A Sand County Almanach (contient l’essai célèbre, « A Land Ethic »), 1949.

René Dumont: L’Afrique noire est mal partie, Paris, Le Seuil, 1962.

Gébé, L’An 01 (Bande Dessinée), 1971.

Pierre Fournier, La Gueule ouverte – Le Journal qui annonce la fin du monde, 1972 (trois numéros).

Arna Naess, The shallow and the deep, long range ecology movement. A Summary, Inquiry, vol. 16. 1973.

René Dumont, L’utopie ou la mort, Paris, Seuil, 1973.

Robert Poujade, Le Ministère de l’impossible, Paris, Calmann-Lévy, 1975.

Roderick Nash, « Do Rocks have Rights? », Center Magazine, 10, 1977.

René Dumont, « Seule une écologie socialiste… », Paris, Robert Laffont, 1977.

Karen J. Warren, « Feminism and Ecology », in: Environnemental Ethics, vol. IX, 1987.

Stan Rows, « Crimes against the ecosphere », in: R. Bradley et S. Duguid, Environmental Ethics, vol. II, Simon Frazer University, 1989.

Hans Jonas, Le Principe Responsabilité, Paris, Le cerf, 1990.

Michel Serres, Le contrat naturel, Paris, Flammarion, 1999.

Patrick Gominet/Danielle Fournier, Fournier, précurseur de l’écologie, Paris, Buchet-Chastel, « Les cahiers dessinés », 2011.

André Gorz/Willy Gianinazzi, Le fil rouge de l‘écologie (entretiens), Paris, EHESS, 2015.

Paul Watson, Earthforce. Manuel de l’éco-guerrier, Actes Sud Editions, 2015.

Bruno Latour, Face à Gaïa. Huit conférences sur le nouveau régime climatique, Paris, La Découverte, 2015.

André Bélisle, Cinquante ans de caricatures en environnement, Editions Ecosociétés, Montréal, 2015

Dominique Bourg/Alain Papaux (sous la direction de), Dictionnaire de la pensée écologique, Paris, PUF, 2015.

Alain Grandjean et Mireille Martini, Financer la transition énergétique. Carbone, climat et argent, L’Atelier, 2016.

Serge Audier, La Société écologique et ses ennemis. Pour une histoire alternative de l’émancipation, Paris, La Découverte, 2017.

Reiser, L’écologie (anthologie), Paris, Glénat, 2017.

 

Filmographie

 

Jacques Doillon/Alain Resnais/Jean Rouch, L’An 01, 1973.

Al Gore, Une vérité qui dérange, 2006.

Cyril Dion& Mélanie Laurent, Demain, 2015



[1]Nicolas Hulot est l’actuel Ministre de la « transition écologique et solidaire ». Rappelons ici que Robert Poujade avait été le premier « ministre de l’environnement » français (1971-1974) et qu’était sorti de cette expérience un livre au titre défaitiste, Le Ministère de l’impossible (cf. la bibliographie sélective).

[2] Plantu, Le Monde, vendredi 16 novembre 2012.